Comme on chante la plume
crispe sur le papier
j'écris des amourettes,
crapotent sous la pluie
bruits de baisers mouillés,
comme on crie à la nuit,
j'offre des rêves d'amants bléssés,
aux princesses des banlieux brisés
attendent sagement
qu'on vienne les chercher.
Car je suis le poète,
celui qui s'attèle à éplucher
les heures mouchetés
car je suis le poète
celui qui s'inflige la pensée
pour modeler une humanité,
enfin réelle,
enfin réelle.
Comme on enlace les envies passées
dans l'optique d'un brin de lèvre posé
sur une joue ou un rêve,
comme on culpabilise d'avoir vécu,
quand dehors les hommes dévorent
ce qu'il reste de possibilités,
je dessine
des éphèmeres
viennent s'écraser aux vitres des cloches-pères.
Car je suis le poète,
celui qui s'attèle à déchirer
l'Icare meurtrier du rêve éternel,
car je suis le poète
celui qui s'inflige la pensée
pour modeler une humanité,
enfin humaine,
enfin humaine.
Peut-être?
Cécile M.
Septembre 2008
crispe sur le papier
j'écris des amourettes,
crapotent sous la pluie
bruits de baisers mouillés,
comme on crie à la nuit,
j'offre des rêves d'amants bléssés,
aux princesses des banlieux brisés
attendent sagement
qu'on vienne les chercher.
Car je suis le poète,
celui qui s'attèle à éplucher
les heures mouchetés
car je suis le poète
celui qui s'inflige la pensée
pour modeler une humanité,
enfin réelle,
enfin réelle.
Comme on enlace les envies passées
dans l'optique d'un brin de lèvre posé
sur une joue ou un rêve,
comme on culpabilise d'avoir vécu,
quand dehors les hommes dévorent
ce qu'il reste de possibilités,
je dessine
des éphèmeres
viennent s'écraser aux vitres des cloches-pères.
Car je suis le poète,
celui qui s'attèle à déchirer
l'Icare meurtrier du rêve éternel,
car je suis le poète
celui qui s'inflige la pensée
pour modeler une humanité,
enfin humaine,
enfin humaine.
Peut-être?
Cécile M.
Septembre 2008
